Tensions franco-brésiliennes : Jean-Yves Le Drian déplore un "concours d'insultes"

Alors que le ministre de l'Economie brésilien a attaqué Brigitte Macron sur son physique jeudi, Jean-Yves Le Drian a dénoncé dimanche ce qu'il qualifie de «concours d'insultes» des responsables brésiliens à l'égard du président Emmanuel Macron et de son épouse. 

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a déploré dimanche le «concours d'insultes» de responsables brésiliens à l'encontre de la France et de l'épouse du président français Emmanuel Macron. «Ma réaction personnelle c'est qu'on ne gère par les relations internationales en organisant, dans quelque pays que ce soit, des concours d'insultes parce que c'est ce qui se passe», a-t-il dit dans l'émission politique Le Grand Rendez-vous Europe1/CNEWS/Les Echos. «Je constate le maintien de propos agressifs, d'invectives qui ne sont pas acceptables», a relevé Jean-Yves Le Drian.

Le ministre brésilien de l'Economie Paulo Guedes a jugé jeudi que Brigitte Macron était «vraiment moche», lançant une nouvelle charge contre la Première dame déjà attaquée sur son physique par le président brésilien Jair Bolsonaro. «La manière dont tel ou tel haut responsable brésilien, ministre en plus, traite Madame Macron est indigne. Elle est indigne pour Madame Macron, elle est indigne pour la France mais elle est indigne aussi pour les femmes, à commencer par les femmes brésiliennes qui elles-mêmes protestent contre ce type de déclarations», a poursuivi le ministre français des Affaires étrangères. «Le Brésil ce n'est pas que cela heureusement», a-t-il ajouté, évoquant «un grand et beau pays où la France est très présente», notamment économiquement.

Le ministre brésilien de l'Economie s'était excusé pour "la plaisanterie"

«Je ne confonds pas les dirigeants actuels du Brésil avec ce qui est la réalité du Brésil», a souligné Jean-Yves Le Drian, qui lui-même avait vu son rendez-vous avec le président brésilien annulé à la dernière minute lors d'un déplacement au Brésil en juillet. Mécontent de la décision du chef de la(...)


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