Tensions dans les Deux-Sèvres autour du chantier de construction d'une réserve d'eau

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Nuages de lacrymogènes dans les plaines céréalières: les milliers de manifestants venus samedi à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, pour essayer de bloquer le chantier d'une réserve d'eau, se heurtaient samedi après-midi à un imposant dispositif de gendarmerie.

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Quelque 4.000 manifestants, répartis en trois cortèges pour essayer de contourner les forces de l'ordre, ont très vite été bloqués par les 1.500 gendarmes déployés pour protéger le chantier, mais certains d'entre eux ont réussi à forcer un premier barrage, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Des gaz lacrymogènes ont été lancés et des élus arborant leur écharpe tricolore molestés

Avec une surface à couvrir de plusieurs hectares, les forces de l'ordre avaient du mal à contenir la foule, dans laquelle des centaines de militants masqués ou cagoulés côtoyaient des familles et de nombreux retraités. Deux fourgons de gendarmerie sont entrés en collision lors d'une manoeuvre d'urgence.

Des gaz lacrymogènes ont été lancés et des élus arborant leur écharpe tricolore molestés, notamment la députée écologiste de la Vienne, Lisa Belluco, selon un photographe de l'AFP.

La préfète des Deux-Sèvres Emmanuelle Dubée avait dit samedi matin redouter «une manifestation violente»

L'objectif des organisateurs? "Réussir à atteindre la bassine, à enlever toutes les grilles qui protègent le chantier, à reboucher le début du trou, empêcher la reprise des travaux", se...


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