Tensions Chine/Occidentaux sur les Ouïghours: la France convoque l’ambassadeur de Chine

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Les tensions montent entre la Chine et les pays occidentaux. Parmi eux, il y a l’UE, la Grande-Bretagne, les États-Unis et le Canada, qui ont imposé des sanctions à la Chine face au traitement de sa minorité ouïghoure. L’UE n’avait pas imposé de sanctions à la Chine pour violation de droits humains depuis la répression de Tiananmen en 1989, lorsque les militaires avaient ouvert le feu sur des manifestants pro-démocratie. Pékin a réagi ce mardi 23 mars en dénonçant des mensonges et des fausses informations. La France a convoqué mardi 23 mars l’ambassadeur de Chine.

Le ministère des Affaires étrangères français a fait savoir ce mardi matin, de manière très ferme, à l’ambassadeur de Chine qu’une ligne avait été franchie suite aux attaques verbales dirigées contre des parlementaires et des chercheurs, accusés par Pékin « de propager des mensonges ».

Les pays occidentaux ont imposé lundi 22 mars des sanctions envers quatre dirigeants passés ou actuels de la région du Xinjiang. Pékin a répliqué en sanctionnant dix personnalités européennes, dont cinq élus du Parlement européen.

Persécutions sur les Ouïghours

Parmi eux, il y a le député européen Raphaël Glucksmann ou encore un spécialiste allemand basé aux Etats-Unis, Adrian Zenz, dont les recherches ont révélé les persécutions de la minorité ouïghoure dans le Xinjiang dont le « travail forcé » et des « stérilisations ». Ce que dément catégoriquement Pékin, qui parle de centres de formation professionnelle destinés à éloigner la population de l'extrémisme religieux.

Pékin avait convoqué « dans la nuit » l'ambassadeur de l'UE en Chine, Nicolas Chapuis, pour condamner ces sanctions. « L'UE n'est pas qualifiée pour se poser en donneuse de leçons à l'égard de la Chine sur les droits de l'homme », a indiqué le vice-ministre des Affaires étrangères, Qin Gang.

Il a exigé que l’UE reconnaisse la gravité de son erreur, la corrige et mette fin à la confrontation, afin de ne pas davantage endommager les relations sino-européennes.

Parallèlement, le secrétaire d'État allemand aux Affaires étrangères Miguel Berger a convié mardi l'ambassadeur chinois à Berlin pour « une discussion urgente » ; et l'ambassadeur de Chine au Danemark a été convoqué au ministère des Affaires étrangères.

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