Les tensions autour de Taïwan bousculent le sommet de l'Asean au Cambodge

La crise autour de Taïwan a ce vendredi chamboulé une rencontre de l'Asean au Cambodge. Réunis dans la capitale Phnom Penh, les ministres des Affaires étrangères du bloc des pays de l'Asie du Sud-Est devaient discuter de la crise en Birmanie, ensemble avec les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, de la Chine, de la Russie, du Japon et de l’Australie. Mais les manœuvres chinoises ont finalement relégué l'ordre du jour initial à l'arrière-plan.

Le bruit des bottes dans le détroit de Taiwan resonne jusque dans les salons feutrés de Phnom Penh. Flanqué par le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov, le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a ostensiblement quitté une séance de discussion, au moment même où son homologue japonais Yoshimasa Hayashi s’apprêtait à prendre la parole. Peu avant,Tokyo avait vivement critiqué les tirs de missiles chinois à proximité des côtes japonaises.

La veille déjà, Wang Yi avait annulé un entretien avec le ministre Hayashi pour protester contre une déclaration du G7 inhabituellement musclée, exhortant la Chine à résoudre pacifiquement la question de Taïwan. Et comme si cela ne suffisait pas, Wang Yi a aussi boudé un dîner de gala de l'Asean.

Si Pékin avait espéré un soutien clair de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est, c'est raté: l'Asean - souvent critiqué comme un tigre de papier - a pour une fois osé froisser la Chine, en mettant en garde contre les risques causées par les tensions autour de Taïwan.


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