Tensions. Après la mort de migrants, l’UE veut surveiller les gardes-frontières polonais

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L’opacité des conditions de traitement par la Pologne des migrants qui arrivent à sa frontière via la Biélorussie pousse la Commission européenne à vouloir envoyer sur place ses propres observateurs, mais elle se heurte pour l’instant au refus du gouvernement polonais.

“Invitez Frontex à la frontière !” : tel serait, en substance, le message adressé par la Commission européenne aux autorités polonaises en réaction au décès de quatre migrants à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, croit savoir le quotidien polonais d’opposition Gazeta Wyborcza. Selon le journal, il s’agit d’un “premier point de césure dans la ligne officielle de la Commission qui, dans ses déclarations publiques, soutenait jusqu’ici sans réserve les autorités polonaises”.

Longtemps à l’écart des principales routes migratoires conduisant vers les pays les plus prospères de l’Union européenne, la Pologne observe depuis août 2021 une hausse significative du nombre de demandeurs d’asile se présentant à ses frontières. Aux Afghans fuyant le retour au pouvoir des talibans s’ajoutent des ressortissants d’autres nationalités qui seraient encouragés à se diriger vers l’ouest par le régime biélorusse d’Alexandre Loukachenko. Celui-ci voudrait ainsi se venger des sanctions imposées à son encontre par l’UE en y provoquant une nouvelle crise politique liée à la migration.

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