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Tensions à Sciences Po Paris : la ministre de l'Éducation dénonce des « actes de discrimination »

Le gouvernement ne décolère pas. Quelques jours après l’incident survenu dans l’enceinte de Sciences Po lors d’une mobilisation propalestinienne, la ministre de l’Éducation nationale Nicole Belloubet a fait part de son courroux. Invitée de franceinfo, vendredi, l’ancienne garde des Sceaux a dénoncé des « actes de discrimination ». « C’est inacceptable », a-t-elle lancé dans une posture adoptée par l’exécutif depuis cet événement.

Mardi matin, une élève de 20 ans, membre de l’Union des étudiants juifs de France, a affirmé avoir été éconduite à l’entrée d’un amphithéâtre lors d’une action propalestinienne organisée dans le cadre de la journée de mobilisation universitaire européenne pour la Palestine. Alors que l’UEJF s’est empressée d’évoquer un refoulement lié aux opinions « sionistes » de l’étudiante, cette dernière a livré sa version au Parisien. « Ils m’ont dit : “Toi, tu rentres pas”[…] On te connaît », a-t-elle indiqué.

Un signalement adressé

Dans un communiqué publié mardi, la direction de l’établissement a fustigé des « propos accusatoires », sans apporter plus de détails. En réponse, le comité Palestine de Sciences Po a nié ces « accusations d’antisémitisme de la part de l’extrême droite ». L’incident a été rapporté jusqu’à Emmanuel Macron. Le chef de l’État a ainsi blâmé un « séparatisme » qui ne se « justifie pas », selon les propos émis par la porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot.

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