La tension entre la France et l’Italie monte d’un cran sur la Libye

Alain Chémali
Après les propos du vice-président du Conseil italien accusant la France d’appauvrir l’Afrique et de contribuer au départ des migrants, Paris a convoqué l'ambassadrice d'Italie en France et le ministre de l'Intérieur Salvini a fait de la surenchère. Il a estimé que la France "n’a pas intérêt à la stabilité en Libye".

Tendues depuis l’arrivée au pouvoir en Italie de la coalition de la Ligue du Nord (extrême droite) et du Mouvement 5 étoiles (populiste), les relations entre Rome et Paris ont brusquement pris l'allure d’une crise ouverte sur le dossier libyen.

Une nouvelle provocation de Matteo Salvini

"En Libye, la France n'a pas intérêt à stabiliser la situation, probablement parce qu'elle a des intérêts qui sont contraires à ceux de l'Italie", a déclaré le 22 janvier 2019 Matteo Salvini à la chaîne de télévision Canale 5. Une nouvelle provocation de celui qui est également vice-président du Conseil italien. Il y a deux jours encore, tout en affichant son soutien au mouvement des gilets jaunes réclamant la démission d’Emmanuel Macron, il se disait prêt à venir à Paris rencontrer le président français, afin d'obtenir l’extradition d’activistes d’extrême gauche réfugiés en France, depuis les années 80.

Cette nouvelle déclaration de Salvini, sur la politique française en Libye, intervient au lendemain de celle de son alter ego, Luigi Di Maio, accusant la France de poursuivre sa colonisation du continent et d’aggraver la crise migratoire. "Il y a des dizaines de pays africains où la France imprime une monnaie, le franc des colonies, et avec cette monnaie, elle finance la dette publique française", a lancé celui qui détient (...)

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