Tension entre les camps Tshisekedi et Kabila en RDC: nouveau round avec l’élection du patronat

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Le bras de fer continue entre le camp du président Tshisekedi et de son prédécesseur Joseph Kabila. L’un des champs de bataille, c’est la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et l'élection du patron des patrons. Un proche de l’ancien chef de l’État, Albert Yuma, est à sa tête depuis 2005. Unique candidat, il a été réélu président du conseil d’administration le 26 novembre dernier, mais le conseil d’État avait annulé son élection au grand dam de l’administration et des principaux membres du patronat. Une nouvelle élection doit avoir lieu ce mercredi.

C’est le conseil d’État qui a annoncé la tenue de cette élection, elle devrait avoir lieu dans la salle de réunion du conseil d’administration de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), en présence des huissiers de justice et de témoins du candidat. Car, pour cette deuxième élection, il n’y a là encore qu’un seul candidat, Dieudonné Kasembo Nyembo, associé gérant de la société Gecotrans et président de la commission PME à la FEC.

Il était l’un des deux candidats écartés lors de la première élection et l’avait contesté. Pour ses détracteurs, c’est un proche du président Félix Tshisekedi parachuté pour remplacer Albert Yuma, le patron de la Gecamines, réputé proche de son prédécesseur.

« Ça ressemble à un bras de fer »

Le conseil d’administration de la FEC avait rejeté la décision du conseil d’État, estimant qu'il n’était pas de sa compétence d’interférer dans ses affaires intérieures. Son secrétaire général avait refusé de donner suite à la demande d’organiser la nouvelle élection.

Dans les rangs des administrateurs du patronat congolais, on se demandait mardi soir si le conseil d’État parviendrait à l’organiser dans les locaux de la FEC ou même si le quorum serait atteint, sachant qu’il faut une majorité de votant sur plus d’une centaine de membres. Du côté de la présidence congolaise, on était également dans l’expectative. « Ça ressemble à un sport appelé bras de fer », reconnaissait un proche du président Tshisekedi.