Tension au Sahara occidental: l'ONU et les pays voisins du Maroc appellent au calme

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Vendredi 13 novembre, le Front Polisario a annoncé la fin du cessez-le-feu conclu il y a près de trente ans, en 1991. Une annonce faite après une opération militaire marocaine dans la zone-tampon de Guerguerat pour débloquer une route vers la Mauritanie. L’ONU et les pays frontaliers du Maroc ont depuis réagi.

Les indépendantistes du Front Polisario ont annoncé vendredi 13 novembre la fin d'un cessez-le-feu vieux de 30 ans au Sahara occidental, après le lancement par le Maroc d'une opération militaire dans une zone tampon de ce territoire disputé.

Les deux voisins du Maroc, tous deux impliqués dans les négociations politiques sur le Sahara occidental, appellent à la retenue. La Mauritanie, dont l’armée a renforcé ses positions à la frontière en milieu de semaine, invite tous les protagonistes à préserver le cessez-le-feu.

Quant à l’Algérie, soutien du Front Polisario, elle appelle à l’arrêt des opérations militaires. Son ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, réitère sa demande de nomination d’un émissaire onusien, dans les plus brefs délais, et la reprise des pourparlers suspendus depuis mars 2019. Des discussions qui impliquent le Polisario, le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie.

Pour sa part, le secrétaire général des Nations unies regrette que ses efforts des derniers jours pour éviter une escalade à Guerguerat aient échoué. Antonio Guterres affirme qu’il reste déterminé à faire tout son possible pour éviter l’effondrement du cessez-le-feu conclu en 1991. Antonio Guterres a reçu une lettre de la direction du Front Polisario pour lui demander de saisir le Conseil de sécurité.

Ces derniers jours, le roi du Maroc a échangé des messages avec l'ONU, la France, les États-Unis, la Mauritanie, et d'autres pays impliqués dans le dossier pour les prévenir de l'opération destinée à « mettre un terme à la situation de blocage » à Guerguerat, a-t-il dit.

La France a appelé vendredi soir à « tout faire pour éviter l'escalade et à revenir au plus vite à une solution politique », a rapporté le ministère français des Affaires étrangères à l'AFP. Paris préconise « la nomination dans les meilleurs délais d'un nouvel envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies ».