Tennis : pourquoi les Français ne sont pas prêts de retrouver le haut de l'affiche

© MICHAEL ERREY / AFP

Bonne nouvelle : le numéro un français a gagné trois places cette semaine. Gaël Monfils, tout frais papa, n’a même pas eu besoin de donner un coup de raquette. Mais voilà, ça ne fait jamais de lui que le 41e joueur mondial. Il a 36 ans et le corps si retors qu’on ne le reverra pas avant la saison prochaine. Pour trouver un leader plus bas à l’ATP, il faut remonter à juillet 1979 ; Yannick Noah avait 19 ans. Le dauphin du moment, Adrian Mannarino (42e), pas non plus un synonyme d’avenir avec ses 34 ans, a eu besoin d’une wild-card pour accéder au tableau du Masters 1000 de Paris et à son tunnel lumineux. Constat brut laissant deviner que la succession de Jo-Wilfried Tsonga, dernier vainqueur français en 2008, ne sera pas un sujet. Ni un enjeu pour battre le record de billets vendus (151 000 en 2019).

À Roland-Garros , déjà, aucun Bleu ne figurait parmi les 32 têtes de série, une première depuis vingt-trois ans. Bientôt, la phase finale de Coupe Davis se jouera sans la France. Comme l’édition précédente. Si, côté féminin, Caroline Garcia retrouve le haut de l’affiche, le contingent messieurs n’est plus constitué que de seconds rôles. Avec la der imminente de Gilles Simon, la parenthèse siglée Mousquetaires se ferme un peu plus et l’heure est venue de regarder plus loin. D’autant que Lucas Pouille , désigné pour faciliter la transition, est sorti des radars.

Remise à plat

« La tradition tennistique de ce pays est telle qu’on ne peut qu’être triste devant le creux actuel, émet C...


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