Tennis: Caroline Garcia, l'envolée enfin radieuse

Katelyn Mulcahy GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

« Fly with Caro » : l'invitation au voyage date déjà d'un moment et, malgré un long trou d'air, la Française Caroline Garcia de renouer enfin avec les sommets du tennis atteints en 2017, décrochant au Masters son plus beau titre à 29 ans, récompense d'un investissement familial total.

Louis-Paul Garcia n'est plus l'entraîneur de sa fille depuis mai 2021, lui qui le fut depuis le début de sa carrière professionnelle, entamée une dizaine d'années plus tôt. Mais le triomphe de sa progéniture est évidemment aussi le sien et leur étreinte, quoique pudique à Fort Worth lundi 7 novembre 2022, transpirait d'une émotion très forte forcément parcourue par les souvenirs.

Il s'est improvisé coach dès les premiers coups de raquette de « Caro », qui s'essaya avant à la danse et au basket, renonçant à son poste de directeur des ventes, tout en montant avec Mylène, la maman, une agence immobilière, afin d'avoir les reins solides pour tenter d'en faire une championne. Comme d'autres pères avant lui, tel Richard Williams avec Venus et Serena, et en évitant les affres d'une relation tumultueuse, dont beaucoup ont souffert (Capriati, Pierce ou Bartoli).

Ce changement fut une décision dure à prendre pour Garcia. Tout en convenant avoir eu besoin de repartir sur de nouvelles bases, après quatre années difficiles, entre crise de confiance, tennis en perdition et soucis physiques récurrents, elle s'est attachée à défendre ardemment ce père, selon elle injustement « critiqué par rapport à ses capacités d'entraîneur ».

Après plusieurs mois à se ressourcer en terres espagnoles, celles de ses racines paternelles, démarre une collaboration fructueuse avec Bertrand Perret en décembre 2021, à l'initiative de Louis-Paul, désormais préposé à un rôle de manager.


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