« Le temps est venu », « il ne faut pas de loi » : la classe politique divisée sur la fin de vie

© Alain Robert/Sipa

Dès le début du mois de septembre, Emmanuel Macron partage à demi-mots son souhait de mettre en place une loi pour le « droit à mourir dignement ». Ce mardi, le Comité d’éthique a rendu un avis ouvrant la voie « pour une application éthique d'une aide active à mourir ». Le président de la République n’a ensuite pas perdu de temps pour lancer une consultation citoyenne sur la fin de vie qui sera constituée dès octobre. Les débats à l’Assemblée prévoient en tout cas d’être houleux, tant la classe politique est divisée sur ce sujet de société.

Marine Le Pen et Bruno Retailleau contre

Certaines personnalités n’hésitent pas à montrer leur opposition à ce potentiel projet de loi. C’est le cas de Marine Le Pen. La présidente des 89 députés du Rassemblement national (RN) à l’Assemblée nationale s’est montrée opposée à la législation de la fin de vie : « Il ne faut pas de loi. » L’ex-candidate à l’élection présidentielle a encore estimé que cette décision devait passer par un référendum : « Si tant est qu'il faille prendre des décisions, c'est au peuple français de les prendre », a-t-elle déclaré dans les 4 Vérités sur France 2 ce mardi. Avant de donner son avis : « En ce qui me concerne, j'y suis opposée. Nous avons une loi qui est bien faite, la loi Claeys-Leonetti, et il ne faut pas aller au-delà. »

Invité sur les ondes de Sud Radio, le candidat à la présidence des Républicains, Bruno Retailleau, est également contre une loi autorisant l’euthanasie : « Je ne voudrais pas que, de...


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