Le temps de travail des fonctionnaires pointé par un rapport de l'IGF

Rédaction du HuffPost
A view shows the Bercy Economy and Finance Ministry in Paris, France, February 26, 2018. REUTERS/Benoit Tessier

ÉCONOMIE - Voilà qui ne devrait pas manquer de relancer l'éternel débat sur le temps de travail dans la fonction publique. Dans son édition du mardi 26 mars, Le Figaro révèle les contours d'un rapport que l'Inspection générale des finances (IGF) a remis au ministre en charge de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, courant février.

Portant sur la très sensible question du temps de travail des agents de l'État, ce document devrait offrir des arguments au gouvernement, lequel présentera mercredi 27 mars en Conseil des ministres son projet de réforme de la fonction publique, prévoyant -entre autres- une suppression du nombre de fonctionnaires.

Premier enseignement de ce rapport: 310.000 fonctionnaires sur les 1,1 million que compte la fonction publique (hors professeurs, militaires et magistrats) travaillent moins que le seuil légal de 35 heures. Parmi ces 310.000 fonctionnaires, "190.000 n'ont pas à supporter de conditions de travail difficiles", souligne Le Figaro, qui cite une remarque de l'IGF faite à ce propos: "les aligner sur le droit commun (1607 heures par an) permettrait de réduire les effectifs de l'État de 30.000 postes".

Quant au temps de travail des agents des collectivités locales, celui-ci est estimé à 1578 heures par an en moyenne, un chiffre encore une fois en dessous du seuil légal des 35 heures. Au delà de ce constat, l'IGF épingle également les avantages dont jouissent de nombreux fonctionnaires selon les administrations.

"Jours ministres"

"Le plus souvent, les agents bénéficiant de régimes dérogatoires travaillent aux côtés de collègues soumis à des contraintes particulières et bénéficient des mêmes avantages sans être soumis à la même pénibilité. Parmi ceux-ci, 149.000 fonctionnaires à l'Éducation nationale, 5300 à la Justice et 800 électroniciens et techniciens à l'aviation civile", décrit Le Figaro, citant cette remarque faite par l'IGF: "des dispositifs historiques injustifiés ont également été maintenus lors du passage...

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