"Le temps nous manque, nous devons partir" : angoisse à Kaboul avant le départ français

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Le compte à rebours a commencé pour les dernières évacuations à l'aéroport de Kaboul. La France doit en effet faire décoller son dernier avion ce jeudi. Au total, 2.000 Afghans menacés par le retour des talibans auront été exfiltrés par les autorités françaises. Mais sur place, de nombreux candidats à l'exil restent toujours coincés et pour eux l'angoisse grandit. C'est notamment le cas de cette famille, contactée par Europe 1.

"Tout le monde a peur"

Le père, Mohammed, risque un dernier trajet vers l'aéroport et espère qu'il n'aura pas à revenir sur ses pas alors que certains parlent d'une chasse à l'homme lancée dans la capitale contre ceux, comme lui, qui ont collaboré avec les forces étrangères ou le gouvernement de la République d'Afghanistan. "Les rues sont vides, remplies de talibans, et tout le monde a peur. Je ne sors pas, je reste chez moi. J'ai reçu tellement de messages de menaces me disant que mon temps est passé", raconte le sexagénaire nerveux, usé par des jours et des jours d'attente, de plans élaborés et finalement avortés. 

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Mercredi, un bus devait l'emmener sur le tarmac et ainsi éviter les talibans. Mais ce dernier a été annulé à la dernière minute. "Je suis en colère. J'ai essayé plein de fois d'aller à l'aéroport, j'ai reçu des lettres du ministère, mais je ne peux même pas entrer, il y a trop de monde. Et maintenant la route pour y aller est bloquée. Le temps nous manque, nous devons parti...


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