Tempête Alex : six semaines après, la vallée de la Roya toujours fragile

Michèle Marcelin, sinistrée de Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes) est bien entourée. Cinq bénévoles sont venus prêter main-forte pour l'aider à reconstruire le mur de son terrain, emporté par la tempête Alex. Mais est-il possible de se rendre utile en plein confinement ? L'un d'entre eux, Philippe Paul, venu d'une commune voisine, a rempli une attestation. En revanche, un Niçois, ici depuis plusieurs jours, est un peu perdu : "Il n'y a rien d'officiel, donc je ne me pose plus la question. Je viens et je ne sais pas si je suis en fraude ou pas." Le confinement "rend les choses difficiles" Quarante-cinq jours après les intempéries exceptionnelles de début octobre, la commune vit toujours au ralenti. Le don de vivres afflue, mais le confinement, même s'il est peu contrôlé, ne facilite pas la tâche. "Ça rend les choses plus difficiles, selon Sébastien Olharan, maire (LR) de Breil-sur-Roya. Il y a des personnes qui n'osent pas se déplacer pour venir nous aider." Une fois passé Breil, le haut de la vallée de la Roya reste toujours coupé du monde. Si une piste se construit peu à peu, le seul moyen d'acheminer des vivres reste le train. Une situation qui devrait persister jusqu'à Noël, au moins.