Tempête Alex : la difficile reconstruction psychologique des sinistrés de la vallée de la Roya

À Tende, les habitants ont à nouveau l’eau et l’électricité. On reconstruit les routes. Mais le traumatisme de la tempête Alex ne s’efface pas. Serge Amissano, qui habite la vallée de la Roya, a perdu plusieurs véhicules. Sa maison est dans un état critique. Aux pertes matérielles s’ajoutent un impact psychologique difficile à surmonter : "Je me lève le matin, je sors, on dirait que je suis un zombie", raconte-t-il. Comme Serge Amissano, beaucoup de sinistrés se sentent désoeuvrés. Libérer la parole Jean-Michel Diesnis, psychologue, a été missionné pour aller à la rencontre de ces habitants traumatisés. Deux fois par semaine, il arpente les rues de Tende. Il apporte une oreille attentive à ces sinistrés qui n’ont pas toujours l’habitude de se confier à un psychologue. "C’est un peu nouveau dans nos montagnes", reconnaît Jean-Michel Diesnis. Les victimes peuvent également trouver du réconfort à la maison d’aide aux sinistrés. Ils sont accompagnés dans leurs démarches administratives et trouvent une écoute auprès des travailleurs sociaux.