La température normale dans notre cerveau peut monter jusqu'à 41°C

MRC Laboratory of Molecular Biology.

On croyait la température de notre cerveau identique à celle du reste de notre corps. En réalité, elle varie en fonction de l'heure de la journée, de l'âge, de la zone cérébrale et du sexe. Au point qu'au cœur du cerveau d'une femme en post-ovulation, le mercure peut monter à 41°C.

Avoir la tête froide n’est pas forcément le meilleur moyen d’avoir un cerveau fonctionnel. Alors qu’on la croyait identique à celle du reste du corps, notre température cérébrale est en réalité de 38.5°C en moyenne, démontrent des travaux britanniques publiés dans la revue .

Au-delà de 38°C, rien ne va plus, vous avez de la fièvre. Pas si vite ! S'il s'agit de en revanche, la situation est probablement sous contrôle. “Depuis des décennies, on sait que les cellules cérébrales sont très sensibles aux variations de température”, explique Nina Rzechorzek, chercheuse en neuro-imagerie à Cambridge (Royaume-Uni). “Les scientifiques en ont conclu que les températures cérébrales devaient être constantes, et équivalentes à celles du corps.” Pourtant, chez le primate non-humain, des travaux observent une variation de température cérébrale pendant la nuit. Pour en avoir le cœur net, l’équipe examine la température cérébrale de 40 volontaires sains, de 20 à 40 ans, en utilisant l’imagerie par IRM. Des évaluations des températures cérébrales des sujets étaient réalisées matin, après-midi et tard le soir pendant chaque journée dédié au test sur une période de 14 semaines.

La température cérébrale varie entre 36 et 41 °C

Le tissu cérébral humain fonctionne manifestement normalement à des températures supérieures de 1 à 3 °C à celles généralement admises”, constate une équipe britannique. Alors que la température relevée dans la bouche des sujets était d’environ 36°C, celle de leur cerveau variait de 36,1 à 40,9 °C, soit une moyenne de 38,5°C ! "Pour moi, le résultat le plus surprenant de notre étude est que le cerveau humain sain peut atteindre des températures qui seraient diagnostiquées comme de la fièvre n'importe où ailleurs dans le corps”, commente John O’Neill, spécialiste des rythmes biologiques à Cambridge, et qui a dirigé ces travaux. Ces variations de température dépendaient de l'heure de la journée, de la région du cerveau, du sexe et du cycle menstruel, et de l’âge[...]

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