TEMOIGNAGES. Covid-19 : vers la reconnaissance d'une forme longue chez les enfants

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Le Covid long n’est pas encore reconnu ni pris en charge par le système de santé français. Un symptôme neurologique commun à une grande partie des formes longues pourrait faciliter l’identification de la maladie. Sciences et Avenir a recueilli les témoignages de deux familles avec des enfants souffrant de Covid long.

La longue attente des Covid long bientôt finie ? Après des mois de silence, les autorités françaises commencent à prendre au sérieux les formes longues de Covid, grâce en grande partie à l’, faite pour les patients atteints de Covid long par des malades de Covid long : "Nous cherchons la reconnaissance et la prise en charge de la maladie, résume-t-on à l’association. Nous avons près de 400 adhérents et nous recevons tous les jours entre 10 et 20 mails de patients en détresse qui ne sont pas suivis et ne savent pas quoi faire." Cette maladie, très handicapante dans le quotidien, reste très difficile à identifier : "Ce sont des patients qui gardent des symptômes persistants après une infection au Covid-19 ; il n’existe toutefois pas encore de consensus sur la définition de ce Covid long, précise Éric Guedj, professeur de biophysique et médecine nucléaire à l’hôpital de la Timone à Marseille qui s’intéresse à l’imagerie cérébrale de ce syndrome. Et c’est encore plus difficile chez les enfants, parce qu’il y a moins de preuves biologiques de l’infection : les mineurs sont moins souvent testés, car ils ont moins de symptômes lors du Covid-19, avec aussi une PCR ou même une sérologie qui peut être plus souvent négative."

Conséquence : nous n'avons même pas d'estimations du nombre de mineurs atteints de Covid long en France : "On a l’impression qu’en France on ne veut pas en parler, regrette l’association Après J20. Ça n’a pas été suivi ici, tout ce qu’on sait de la maladie chez les mineurs vient du Royaume-Uni ou des États-Unis." Il se pourrait que cela change prochainement grâce à la députée Patricia Mirallès, victime de Covid long, et sa qui sera discutée à l’Assemblée nationale le 17 février et permettrait de reconnaître et prendre en charge les complications à long terme du Covid-19. Mais pour le moment, les patients, adultes comme enfants, ont encore du mal à se faire entendre : "Il y a beaucoup de souffrance parce qu’ils ont l’impression de ne pas être crus", ajou[...]

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