TEMOIGNAGE. Sandrine Le Bris : "J'ai créé une maison de retraite pour animaux"

Comment vous est venue cette passion des animaux ?

Sandrine Le Bris : Dès l'enfance, dans le village breton où j'ai grandi. Ma mère était agricultrice, elle cultivait des pommes de terre et des haricots, mais elle élevait aussi des lapins et des furets pour la chasse. Il y avait des vaches alentours... Je me sentais bien dans cet environnement mais un peu en décalage aussi. Contrairement à mes copains ou ma famille, je souffrais à chaque fois qu'il fallait tuer un animal. J'avais 10 ans quand on a fait tuer notre chien car il était devenu trop vieux pour la chasse. Je ne comprenais pas.

Naturellement, vous avez choisi de travailler au contact des animaux

Sans trop savoir quoi faire au début. Et puis en 1989, j'ai fait un stage au zoo de Pont Scorff, à 10 km de la maison. Deux petites panthères des neiges, des pumas et des lynx venaient d'y naître. J'étais leur soigneuse, je les nourrissais au biberon, jour et nuit. J'ai adoré ça au point de rester comme bénévole à la fin de mon stage. Je travaillais la nuit comme serveuse en discothèque pour rejoindre mes fauves la journée.

Vous vous êtes aussi formée au dressage auprès d'un maître, Henri Dantès, connu pour avoir doublé Burt Lancaster dans le film Trapèze...

Il avait mis au point un petit numéro de cirque pour le zoo et je l'ai convaincu de me prendre comme assistante. Jusqu'au jour où j'ai pu entrer seule dans une cage avec trois lionnes. J'avais 21 ans.

Ce métier, vous l'avez exercé par la suite en Europe, au Japon, aux États-Unis... Et vous dressez aussi bien des fauves que des éléphants, des singes ou des chevaux.

Je rêve d'acheter un terrain pour accueillir les animaux que je voudrais soigner. Mais je ne trouve pas. En 2013, ma fille a 7 ans, je dois gagner ma vie alors j'accepte un numéro pour le cirque Medrano avec deux lionnes, un tigre, une tigresse et un lion. Je tombe littéralement amoureuse de ces bêtes.

Alors, vous rencontrez votre futur associé et lancez Roaar, une (...)

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