TEMOIGNAGE. Pour Niktus, bassiste et co-fondateur du groupe FFF, "les Français se sont hyper-individualisés" pendant la crise sanitaire

Jacky Bornet
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En marge des majors depuis sa création dans les années 1990, le groupe FFF - Fédération Française de Funk, revendique son indépendance avec succès. Niktus, compositeur, multi-instrumentiste, co-fondateur et bassiste de FFF, raconte son année Covid entre création et critiques de la gestion du monde culturel en temps de crise.

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Quand le confinement est tombé, FFF était dans la conception d’un nouvel album, donc pas de concerts prévus. On finalisait les morceaux avec Marco (chanteur du groupe), alors que je sentais qu’il allait se passer quelque chose. Je suis parti de Paris pour atterrir dans le sud, sur une colline devant la montagne, pas loin de la mer. J’avais un mini-studio d’enregistrement, ce qui m’a permis de composer, composer, composer… La composition étant un processus solitaire, et comme je travaille souvent seul, ça n’a pas changé la donne. J’avais la chance d’être dans un très bel endroit, sans savoir que j’allais rester bloqué là-bas. J’ai sorti des trucs que j’avais emmagasinés depuis longtemps pour avancer sur tout ça. Ça a été "bénéfique" dans ce sens-là. Mais la préparation de la tournée qui devait s’enchaîner avec FFF a été mise en berne, alors qu’on l’attendait tous.

Ce qui m’a sauvé, c’est d’avoir eu cette possibilité de travailler et d’avoir beaucoup de grain à moudre. J’ai bouclé la musique d’un documentaire. Je viens aussi de créer un opéra, un projet très stimulant, et (...)

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