TEMOIGNAGE. Agnès Soral, une actrice en temps de pandémie : "J'ai appris à ne pas rentabiliser mon temps"

Jacky Bornet
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Nommée César du meilleur espoir féminin dans Tchao Pantin en 1984, au côté de Coluche (César du meilleur acteur), Agnès Soral fait partie de la mémoire collective. Après 44 ans de carrière, celle qui a débuté au théâtre à 13 ans, avant d'être repérée par Claude Berri, nous parle de son métier et de son confinement depuis un an.

Franceinfo Culture : Comment vous situez-vous dans la profession ?

Agnès Soral : Je me sens comme une artisan, j’aime le collectif, participer, j’aime le partage, j’ai été coach à un moment. A mon âge, je n’ai pas le physique d’une femme de 60 ans, et je n’entre pas forcément dans la case marketing que l’on attend. J’ai envie que l’on me confie des rôles plus mûrs, mais il n’y en a pas beaucoup. Le paradoxe, c’est que la France est vieillissante, mais que la représentation des femmes à partir de 50-55 ans est faible, alors que l’homme est très présent à l'écran. C’est le contraire en démographie.

Comment avez-vous vécu professionnellement ce "confinement" depuis un an ?

En mars 2020, j’étais au théâtre en tournée dans Thoâ de Sacha Guitry, qu’on a joué dix fois, puis arrêté. J’ai été contactée par une troupe qui m’a proposé une autre pièce, Très chèrement dit, ce qui fait que j’ai travaillé pendant le confinement, et joué quelques fois en tournée. Puis nouvel arrêt fin octobre, suivi du deuxième confinement. Paradoxalement, j’ai aussi joué dans des téléfilms, et un court métrage, depuis novembre, puisqu'on pouvait travailler. J’ai plus joué que ces (...)

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