Comment Telegram est devenu le canal privilégié de la propagande bolsonariste

« Beaucoup de gens se sont laissé emporter par les mensonges propagés par les sondages (…). Toutes leurs prédictions étaient fausses et ils sont déjà les grands perdants de cette élection. Nous avons vaincu ce mensonge et, maintenant, nous allons gagner les élections ! ». Sur Telegram, Jair Bolsonaro distribue les coups et félicite ses troupes dans des messages envoyés à ses abonnés, un million et demi tout de même. En un mandat, la messagerie de conversation cryptée est devenue l’un de ses canal de communication favori, comme elle l’est, d’ailleurs, pour une partie de l’extrême droite à travers le monde. Lors de l’assaut du Capitole de janvier 2021, les boucles de conversation Telegram avaient ainsi été pointés du doigt comme laissant se propager des appels à la violence.

Accusée de ne pas collaborer avec les autorités pour combattre la désinformation, l’application américaine avait été bloquée suite à une décision d’un juge de la Cour suprême brésilienne en mars dernier. Le juge est revenu sur sa décision quelques jours plus tard, assurant que Telegram avait adopté plusieurs mesures comme une surveillance manuelle des 100 chaînes les plus populaires au Brésil ou, encore, une restriction des profils qui diffusent de la désinformation.

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Des applications de messagerie omniprésentes

En 2018, la propagande bolsonariste misait davantage l’application WhatsApp. Quatre ans plus tard, elle r...


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