A Tel-Aviv, une place de la paix, en réponse aux bombes à Gaza

Sur la place Yitzhak-Rabin, samedi, où une mobilisation contre l'opération «Bordure protectrice» a mobilisé 10 000 personnes.

Des Israéliens et des Palestiniens endeuillés par le conflit se réunissent tous les soirs pour promouvoir «la réconciliation, même en temps de guerre».

Ils sont là tous les soirs, place de la cinémathèque à Tel-Aviv. Il y a une tente, des chaises, une petite scène, et des gens qui viennent écouter ceux qui pensent, selon le slogan placé bien en évidence sur une pancarte que «ça ne s’arrêtera pas, jusqu’à ce qu’on se parle». Les organisateurs de ce sit-in, ce sont les membres du Forum des familles israéliennes et palestiniennes victimes du conflit. Ils ont décidé d’en faire un rendez-vous quotidien lorsqu’a démarré ce cycle de violence il y a un mois et demi avec l’enlèvement puis l’assassinat de trois jeunes Israéliens, suivi du kidnapping et de l’assassinat d’un jeune Palestinien avant le déclenchement de l’opération militaire meurtrière à Gaza.

«Nous sommes des familles israéliennes et palestiniennes qui, chacune, a perdu un proche dans le conflit. Et nous disons assez ! La vengeance n’engendre que des morts, des morts et encore des morts», affirme Doubi Schwartz, le codirecteur israélien de l’association. Ce grand gaillard estime «qu’on peut commencer un processus de réconciliation, même aujourd’hui, même en temps de guerre». La même idée est défendue par Tsurit Sarig, membre du Forum. La soixantaine, cette petite femme vient raconter une fois encore son histoire à ceux venus entendre d’autres voix au milieu du marasme du conflit.

«Frustration». Son fils, Guy, a été tué en 1996, alors qu’il participait à une patrouille israélo-palestinienne prise dans des échauffourées près du mur des Lamentations. «On est sorti de cette tragédie avec beaucoup de colère et beaucoup de frustration. On ne savait pas comment faire pour continuer au quotidien, mais aussi pour que d’autres n’aient pas à vivre pareille tragédie», raconte Tsurit. Jusqu’au jour où l’association des familles des victimes leur a proposé de rejoindre ses rangs. «Nous ne sommes pas une organisation politique (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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