Cette technologie exploite l’énergie solaire… en pleine nuit !

Disons-le tout de suite. La quantité d’électricité générée est très faible. De l’ordre de 100.000 fois moins que celle que l’on peut espérer d’un panneau solaire classique. Mais l’idée vaut peut-être malgré tout que l’on s’y arrête. D’autant que les chercheurs de l’université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie) espèrent pouvoir améliorer la technologie. Pour produire de l’énergie à une échelle bien plus grande. Cette technologie, c’est celle de la génération d’électricité à partir d’un rayonnement infrarouge. Vous savez, celui qui est émis par tout corps chaud. Y compris notre corps humain.

Quel rapport avec l’énergie solaire ? C’est que le jour, la lumière du soleil réchauffe notre Terre. En réponse, la nuit, celle-ci se refroidit en émettant un rayonnement infrarouge. Exploiter ce rayonnement infrarouge pour produire de l’électricité revient donc — indirectement certes, mais tout de même — à tirer de l’électricité de notre Soleil… en pleine nuit. Et le tout, ici, avec un composant que l’on trouve déjà dans les lunettes dites de vision nocturne.

« De la même manière qu’une cellule solaire peut générer de l’électricité en absorbant la lumière solaire émise en journée, notre diode thermoradiative génère de l’électricité à partir d’une lumière infrarouge émise dans un environnement plus froid la nuit. Dans les deux cas, c’est la différence de température qui nous permet de produire de l’électricité », précise Phoebe Pearce, chercheur à l’université de Nouvelle-Galles du Sud, dans un communiqué.

Cette image prise par caméra thermique montre la quantité de chaleur émise par le port de Sydney (Australie) et ses environs durant la nuit. Une chaleur sous forme de rayonnement infrarouge que les chercheurs espèrent bien exploiter à l’avenir pour produire de l’électricité. © Université de Nouvelle-Galles du Sud
Cette image prise par caméra thermique montre la quantité de chaleur émise par le port de Sydney (Australie) et ses environs durant la nuit. Une chaleur sous forme de rayonnement infrarouge que les chercheurs espèrent bien exploiter à l’avenir pour produire de l’électricité. © Université de Nouvelle-Galles du Sud

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