La technologie de capture de mouvements d’“Avatar” inspire la recherche médicale

Photo LAURENT LE CRABE/Hans Lucas via AFP

“Les capteurs de mouvements utilisés pour donner vie à des personnages de film comme Avatar peuvent aider les chercheurs à déceler les premiers signes de certaines maladies provoquant des troubles de la motricité”, rapporte le site de la chaîne britannique BBC.

C’est ce qu’a démontré une équipe interdisciplinaire rassemblant des spécialistes de l’intelligence artificielle (IA) et des cliniciens. Dans deux études, publiées les 19 et 20 janvier dans Nature Medicine, les chercheurs expliquent comment, en combinant une nouvelle technologie d’IA médicale avec des données de mouvements de patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne ou d’ataxie de Friedreich – deux maladies génétiques différentes entraînant des troubles moteurs –, ils sont parvenus à identifier la gravité de la maladie et à prédire son évolution. Ils espèrent également que leur méthode pourra aider à améliorer l’efficacité des essais cliniques de traitements.

Les données de mouvements ont été collectées grâce à un “dispositif inspiré des techniques employées sur le tournage des films Avatar pour doter les créatures de gestes et de déplacements naturels”, décrit BBC News. Elles ont ensuite été introduites dans la technologie d’IA pour créer des avatars individuels des patients et analyser leurs mouvements.

Adapter la méthode à d’autres maladies

Lors de tests avec cette technique, les chercheurs ont mesuré la sévérité de ces deux maladies génétiques deux fois plus rapidement que les médecins, selon la chaîne britannique. En outre, assure Paola Giunti, responsable de l’Ataxia Centre de l’University College de Londres (UCL) :

“Nous pourrons tester davantage de médicaments avec moins de sujets et à moindres frais.”

D’après BBC News, il faut un minimum de 100 patients suivis pendant un an et demi pour avoir des résultats statistiquement significatifs quant à l’efficacité d’un nouveau traitement de la myopathie de Duchenne. Avec le système développé dans l’étude, seulement quinze patients suivis pendant six mois pourraient suffire.

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