Les techniques de défense que Fillon partage avec les meurtriers dans «Columbo»

Libération.fr

Feindre la transparence, se dire en état de choc, puis se montrer agressif avant de lancer un défi : depuis le début des affaires, François Fillon utilise les mêmes ficelles que les assassins de la série.

La série Columbo (1968-2003), incarnée par Peter Falk et une tripotée de guest stars dans les rôles de meurtriers, est remarquable à plusieurs titres. Le principal moteur de la série est en effet que l’on assiste d’abord au meurtre et à ses préparatifs, et que l’intrigue repose ensuite sur la résolution de l’énigme par le lieutenant. C’est pourquoi Columbo, au-delà de ses aspects marxistes déjà relevés à de nombreuses reprises - le policier incarne un homme du peuple confronté à des assassins issus de la haute bourgeoisie - est aussi une formidable étude psychologique de la culpabilité. Or, au cours des 69 épisodes, de nombreux meurtriers ont partagé des stratégies défensives communes. Et on a été frappé plusieurs fois, depuis le début de l’affaire Fillon le 24 janvier, par les similitudes qu’il y avait parfois entre ce que disent ces assassins et ce que dit le candidat LR pour se défendre.

Rappelons qu’il ne s’agit pas ici de dire que Fillon est coupable, encore moins d’un meurtre. Il s’agit plutôt de rappeler la finesse de Columbo, notamment à travers un épisode en particulier, et de démontrer que certaines techniques de défense sont universelles.

Faire croire qu’on va être transparent

C’est un classique de Columbo : très vite après la première rencontre entre le meurtrier et le lieutenant, parfois même au bout de quelques minutes, le premier joue la transparence totale. Combien de fois les a-t-on entendus dire : «Lieutenant, si vous avez besoin de quoi que ce soit, ma maison et mon bureau vous sont ouverts. Je veux tout faire pour retrouver l’assassin…» (puis ils se retournent et, posant la main sur leur front, se lamentent en répétant le prénom de leur victime). L’objectif de l’opération est évident : il s’agit bien sûr de surjouer l’innocence, mais aussi (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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