"Je te jure qu'il est urgent d'être heureux" : quand Jacques Brel gravement malade met les voiles pour les îles

France 2

"Un homme, c’est fait pour bouger. C’est pas fait pour s’arrêter"… Alors, Jacques Brel a quitté la scène au sommet de la gloire. En 1974, l’artiste belge embarque à bord de son bateau l’Askoy II avec sa fille France et sa compagne Maddly Bamy. Aux Canaries, "Le Grand Jacques", 44 ans, est pris d’une violente douleur dans la poitrine. Rapatrié d’urgence, le diagnostic tombe : cancer du poumon. Il doit se faire retirer une partie de l’organe et surtout… se reposer. Le repos justement n’est pas vraiment à son agenda. Il laisse un petit mot à son chirurgien : "Je te jure qu'il est urgent d'être heureux."

L’artiste prend le large, fidèle à sa conception de la vie : "Un homme, c’est fait pour continuer, pour mourir en mouvement éventuellement. Tout le malheur vient de l’immobilité, toujours." La petite troupe reprend la mer et part à l’aventure… "Un homme diminué, avec un poumon en moins, deux femmes qui n’ont jamais navigué, un bateau beaucoup trop lourd… Et ils traversent l’Atlantique en trois semaines pour arriver à Fort-de-France. C’est un exploit absolument incroyable", explique le biographe Fred Hidalgo au magazine "20h30 le samedi" (replay).

"Gémir n'est pas de mise / Aux Marquises"

Direction ensuite l’océan Pacifique, mais par la même route que tout le monde. Fidèle à ses principes, Brel évite les Galapagos qui vivent sous une dictature militaire. Il décide de continuer tout droit : "Il a 7 000 kilomètres de traversée et va se retrouver (...)

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