Tchernobyl : 36 ans après, comment la nature y a repris ses droits ?

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Après l’emballement du réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl le 26 avril 1986, s'ensuivit une dissémination de la radioactivité dans toute l’Europe, même en France, mais surtout dans ce qui est appelé la zone d’exclusion, un périmètre de 30 kilomètres autour de la centrale. Différents types de rayonnements ont été émis puis absorbés ensuite par l’environnement, y créant de nombreuses modifications que les scientifiques tentent depuis de comprendre.

Carte des zones contaminées en 1996. © IRSN
Carte des zones contaminées en 1996. © IRSN

Pour cela, pas une seule mais plusieurs méthodes différentes sont utilisées, qui se basent toutes sur le même principe : le recueil et l’analyse de données de terrain. Comptage de population, de traces de pas dans la neige pour en déduire le nombre d’individus, reconstruction des doses absorbées : chaque détail compte. Cumulée avec des connaissances en radiobiologie, l’observation du terrain permet aux chercheurs de recréer l’évolution des populations à Tchernobyl, qu’elle soit en nombre ou même en caractéristiques, et d'en déduire les réelles conséquences de cet accident sur la biodiversité.

Faune et flore se sont adaptées à la radioactivité

Car la radioactivité induit des modifications génétiques différentes selon les individus. Le terme « radioactivité » peut d’ailleurs désigner différents types d’éléments : des atomes dans un état dit instable, qui vont décroître petit à petit selon leur durée de vie, ou des rayonnements gamma qui proviennent de réactions nucléaires. D’autres rayonnements sont émis lors de telles réactions, mais ils ne peuvent traverser que des courtes distances, inférieures au centimètre, comme les particules alpha et bêta. Mais, comment ces rayonnements sont-ils ensuite disséminés puis absorbés ? Dans un rapport, l’IRSN schématise la contamination de l'environnement : par l'eau, par les plantes, par les animaux, les rayonnements se faufilent partout et restent ensuite stockés principalement dans les sols, d'où l'inquiétude suite à l'occupation des...

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