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Tchad: les syndicats du service public durcissent le ton face au pouvoir et menacent de grève

Au Tchad, la plateforme syndicale signataire du pacte social triennal depuis 2021 avec le gouvernement menace de faire grève. Elle dénonce le manque d’engagements du gouvernement pour améliorer les conditions de vie des travailleurs dans les services publics tchadiens. Ce mardi 6 février, la plateforme syndicale a annoncé aux autorités qu’elle allait durcir le ton après plusieurs mois d’attente.

Avec notre correspondant à Ndjamena, Olivier Monodji

« Le gouvernement doit répondre à nos sollicitations et à nos revendications. » Les syndicats attendent, entre autres, l’apurement des arriérés de frais de transports ou encore l’immatriculation pour une couverture sociale des agents contractuels de l’État, la levée du gel des augmentations et des avancements. La liste est longue et Michel Barka, président de l’Union des syndicats du Tchad (UST), porte-parole de la plateforme, tient à jour les revendications : « L’évaluation du pacte triennal a duré plus de deux mois. Le résultat de cette évaluation est très décevant. Les points qui ont été totalement réalisés sont au nombre de huit, partiellement réalisés sont au nombre de 21 et non réalisés 33. Les militants de base commencent à réagir et le risque de troubles sociaux est de plus en plus élevé. »

Une mauvaise volonté de l’État, estime Mahamat Nasradine Moussa, secrétaire général de la Confédération indépendante des syndicats du Tchad (CIST) : « S’il s’agit d’augmenter le salaire des militaires, le gouvernement a de l’argent, mais s’il s’agit des travailleurs, il n’y a pas de moyens, il n’y a pas de mesures d’effort. Cette fois-ci, soit le gouvernement respecte l’engagement qu’il a signé, soit nous, on va aller jusqu’au bout. »


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