Tchad: récit d'une famille réfugiée au Cameroun à la suite des violences à Ndjamena

AP

Au Tchad, les habitants de Ndjamena restent dans la crainte de nouvelles violences depuis le bain de sang du 20 octobre. Un couvre-feu est toujours en vigueur et des centaines de personnes ont été arrêtées depuis les manifestations. Des familles ont décidé de fuir au Cameroun voisin.

Avec notre envoyé spécial à Ndjamena, Sébastien Németh

Traverser le pont qui enjambe le fleuve Chari et passer la frontière. Cinq minutes de trajet, c'est tout ce qui est nécessaire pour fuir au Cameroun depuis Ndjamena. Plusieurs familles n’ont pas hésité.

La veille des manifestations du 20 octobre, vu le contexte politico-social, Ferdinand Nanga a mis sa femme et ses quatre enfants à l’abri à Kousséri, chez des proches installés au Cameroun : « J'ai vécu pas mal d'événements par ici et j'ai vu comment ça se passe. Et comme mes enfants sont encore trop petits de peur qu'ils soient traumatisés, j'ai décidé de les faire traverser la veille. Moi, je suis resté. J'ai bien fait. Il y a eu ces carnages et ce 20 octobre noir et je suis traumatisé. Je connais mes enfants, s'il plait à dieu, ils vont reprendre les cours, là-bas. Parce qu'à tout moment, ça peut dégénérer. Il faut attendre le temps qu'il y ait de la stabilité au pays. »

Sentiment de sécurité au Cameroun

Ferdinand Nanga cherche désormais une maison pour mettre sa famille à l’abri sur le long terme au Cameroun. Car un malheur n’arrivant jamais seul, son domicile à Ndjamena a été en partie détruit par les inondations.


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