Tchad : portrait-robot d'une armée singulière

Falila Gbadamassi
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La mort de l'ancien président tchadien Idriss Déby Itno, alors qu'il venait d'être élu pour un sixième mandat, apparaît comme un élément perturbateur dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel et la région du Lac Tchad, aussi bien pour les pays de la zone que les partenaires du Tchad, la France en tête. De fait, le dirigeant tchadien était devenu le chef d'une armée aux avant-postes de la lutte contre les jihadistes qui pulullent désormais dans la région.

"Il y a très peu d'études stratégiques sur l'armée tchadienne qui la comparent à d'autres armées en se basant sur des standards simples comme l'effectif, le niveau réel de son équipement, le degré de formation de ses éléments, sa gouvernance et les ratios entre les fameuses victoires sur le terrain et les pertes. En l'absence de telles études, on a l'impression qu'il y a une communication grandiloquente autour de cette armée pour servir un objectif simple : celui qui consiste à faire du Tchad la puissance pacificatrice de la sous-région en terme d'engagement sur le terrain de la lutte contre le terrorisme. C'est une rhétorique qui a bien flatté l'égo du défunt président tchadien qui, en tant que militaire lui-même, avait ces affaires en haut de son agenda. L'armée tchadienne est vendue comme telle par le Tchad et par son parrain, la France", explique à franceinfo Afrique l'anthropologue Remadji Hoinathy, chercheur principal de l'Institut d'études de sécurité (ISS) basé à N'Djamena, la capitale tchadienne. Au (...)

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