Tchad : une marche de Wakit Tama en ordre dispersé

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La coalition d’opposition et de la société civile Wakit Tama a tenté de manifester pour protester contre la gestion du pays par les autorités de transition. Cette nouvelle marche était interdite, les autorités évoquant des « risques de troubles à l'ordre public » au regard de la dernière marche du 2 octobre.

Avec notre correspondante à Ndjamena, Aurélie Bazzara-Kibangula

Dès le lever du soleil, la police et les militaires ont quadrillé le rond-point Double voies, dans le 7e arrondissement de la capitale. C'est sur cet axe que les militants de la coordination Wakit Tama s'étaient donné rendez-vous pour manifester.

Ce sera finalement par groupe d'une dizaine de personnes que les manifestants ont exprimé leur mécontentement contre les autorités de transition. Des pneus brûlés et des coups de sifflets à Habena, Atrone et Walia avant de se disperser... Difficile donc d'évaluer le niveau de mobilisation.

L'un des portes paroles de Wakit Tama, le rappeur Ray's Kim parle d'au moins 10 blessés par des tirs de lacrymogènes et 45 arrestations. Le porte-parole du gouvernement évoque lui une manifestation qui n'a pas mobilisé de monde. Abderaman Koulamallah félicite les Tchadiens qui ne sont plus prêts, dit-il, à « suivre des errements de quelques personnes et organisations ».

Cette nouvelle manifestation de Wakit Tama en ordre dispersé peut s'expliquer par un réseau SMS et internet brouillé dans certains quartiers, à partir de 3 heures du matin jusqu'en fin de matinée.

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