Tchad: l'opposition largement déçue du dialogue national qui touche à sa fin

AFP - AURELIE BAZZARA-KIBANGULA

L’heure est au bilan après la fin des débats au dialogue national inclusif et souverain mercredi à Ndjamena, un peu à la surprise générale. Ces assises devaient, en effet, être clôturés ce jeudi avec l’adoption du rapport général de ces assises. À l'issue du dialogue, le président du Conseil militaire de transition devient le prochain président d’une transition de deux ans maximum. Et il pourra se présenter à la première présidentielle post-transition, malgré le veto de l’Union africaine.

Mahamat Idriss Deby Itno va concentrer, de l’avis de spécialistes et de l’opposition, tous les pouvoirs entre ses mains avec la suppression du Conseil militaire de transition. Il aura aussi le droit qui lui est accordé de nommer ou démettre le Premier ministre, selon son bon vouloir. Enfin, il aura le droit de briguer la présidentielle à la première élection post-transition. Une décision qui clive énormément la société tchadienne et qui a été rejeté par le Conseil paix et sécurité de l’Union africaine qui exige qu’aucun membre du CMT ne puisse se présenter aux prochaines élections.

Ça n’est pas le cas pour les opposants qui dénoncent « une mascarade organisée pour légitimer une succession héréditaire du pouvoir ». Tatorbé Tamaïdjé, du parti Mojes parle d’« un débat escamoté » et se demande si ceux qui ont boycotté ce dialogue n’ont pas eu raison.

Un argument que le parti au pouvoir balaie d’un revers de main en rappelant que la grande majorité des délégués, représentatifs de tout le Tchad « sont restés et ont approuvé les résolutions du Dialogue ».


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