Tchad: Haroun Kabadi élu à la tête du Conseil national de transition

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Au Tchad, le Conseil national de transition a été installé ce mardi 5 octobre. Sans grande surprise, c’est Haroun Kabadi, président de l’Assemblée nationale dissoute il y a quelques jours, en a été désigné président.

Avec notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako

C’est par acclamation que Haroun Kabadi a été désigné président du Conseil national de transition, le parlement provisoire désigné par la junte au pouvoir depuis la mort d’Idriss Déby en avril. Deux candidats, tous deux de vieux routiers de la politique tchadienne, étaient sur les rangs : Haroun Kabadi et Delwa Kassiré Coumakoye.

Mais après une suspension et des consultations, le président de séance a annoncé que le candidat Kassiré se désistait en faveur du président sortant de l’Assemblée nationale. La salle a alors applaudi, désignant par consensus le nouveau président du parlement provisoire.

Un poste de président par intérim refusé

Haroun Kabadi s’est donc installé au perchoir et a annoncé comment son institution compte accompagner la transition : « Notre objectif n'est pas de nous opposer systématiquement au gouvernement, mais plutôt de créer un climat d'apaisement afin au sortir de cette transition que nous puissions organiser des élections transparentes et jeter les bases institutionnelles d'un Tchad post-transition. »

Agé de 73 ans, ce dernier entame un nouveau mandat de chef du législatif après avoir passé dix ans comme président de l’Assemblée nationale. Cette position aurait dû lui permettre de devenir président du Tchad par intérim le 20 avril dernier à la mort d’Idriss Déby Itno, après avoir été ministre puis Premier ministre dans les années 2000. Mais l’agronome formé aux États-Unis a refusé d'assumer ce rôle, expliquant que pour des raisons de santé, il ne peut être président d’un pays aussi complexe que le Tchad. Officiellement, c'est pour cette raison que le conseil militaire de transition a décidé de confier les rênes du pays à Mahamat Idriss Déby, le fils du défunt président.

Au sortir de la session, un parlementaire membre de l’ancienne majorité opposé à Haroun Kabadi, nous a confié dans les couloirs de l'hémicycle que « cela ne pourra se passer autrement vu qu’il a refusé d’assurer l’intérim pour laisser le fils Déby prendre la présidence en toute illégalité. Nous sommes dans la continuité du système Déby sans Idriss ».

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