Tchad : un gouvernement de transition nommé

Par Le Point Afrique (avec AFP)
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Mahamat Idriss Déby, fils du défunt président, qui a pris la tête du conseil militaire de transition, a nommé par décret 40 ministres et secrétaires d’État.
Mahamat Idriss Déby, fils du défunt président, qui a pris la tête du conseil militaire de transition, a nommé par décret 40 ministres et secrétaires d’État.

Deux semaines après la mort du président tchadien Idriss Déby Itno, la junte au pouvoir, dirigée par son fils Mahamat Idriss Deby, a nommé dimanche un gouvernement de transition. Objectif : répondre aux inquiétudes internationales et intérieures. En effet, depuis sa mise en place, au lendemain de la mort soudaine du chef de l'État, le conseil militaire de transition (CMT), présidé par Mahamat Idriss Déby, entouré de 14 généraux, est accusé par l'opposition et la société civile d'un « coup d'État institutionnel » et de perpétuer une « dynastie » après trente ans de pouvoir d'Idriss Déby Itno.

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Le CMT a en tout reçu un soutien de poids en la personne de Saleh Kebzabo, principal opposant au maréchal Déby. Ce dernier a reconnu dimanche les nouvelles autorités et deux membres de son parti, l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), ont été nommés aux postes de ministre de l'Élevage et de secrétaire général adjoint du gouvernement. « On reconnaît l'autorité du CMT, sinon on ne va pas être au gouvernement », a-t-il déclaré à l'AFP en précisant que lui-même n'entrait pas au gouvernement, fort de 40 ministres et secrétaires d'État.

Un autre opposant à Idriss Déby Itno, Mahamat Ahmat Alhabo, du Parti pour les libertés et le développement (PLD), a été nommé ministre de la Justice.

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