Tchad: le gouvernement et les principales centrales syndicales signent une «paix sociale»

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Après plusieurs mois de négociations, le gouvernement s’engage à restaurer les avantages des travailleurs, supprimés en 2016 en raison de la crise pétrolière. Un accord signé pour trois ans qui pourrait mettre fin aux mouvements sociaux répétés de ces dernières années dans la fonction publique tchadienne.

Avec notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako

Hasard de l’histoire, c'est celui qui avait supprimé les avantages qui les remet au goût du jour. En 2016, alors qu’il était Premier ministre sous Déby père, Pahimi Padacké Albert avait été à l’origine des mesures d’austérité qui ont mis vent debout les travailleurs du secteur public. C’est encore lui, Premier ministre sous Déby fils cette fois, qui a présidé ce lundi la signature du pacte social de trois ans libérant les avantages confisqués par les mesures d’austérité.

En clair, le pacte, qui consacre une forme de « paix sociale » pour trois ans, remet en place les avantages des fonctionnaires, permet de payer entre autres les frais de transports gelés depuis 2016 et prend en compte les retraités que le Trésor public a souvent oublié. Mais pour Mahamat Nasradine Moussa, un des porte-paroles de la plateforme syndicale revendicative, le gouvernement a tout intérêt à respecter ses engagements.

« Certains camarades s’interrogent sur le pourquoi signer un pacte social alors qu’on est pendant la période de transition. Mais nous disons : l’administration, c’est une continuité. Signer un pacte social avec le gouvernement, ça ne veut pas dire lier nos mains. Si demain le gouvernement ne respecte pas ses engagements, ce pacte social devient caduc. »

Les syndicats s’engagent toutefois à privilégier le dialogue et la concertation en cas de non-respect du pacte pour éviter des débrayages qui ont paralysé parfois des secteurs essentiels comme les hôpitaux.

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