Tchad: la forme de l’État en débat au dialogue national inclusif

Le dialogue national inclusif est suspendu pour trois jours au Tchad, alors que les travaux entrent dans la phase où doivent être définis la forme de l’État et les prochaines institutions. Mais avant cela, un comité ad hoc a été créé pour définir les contours du reste de la période de transition.

Avec notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako

Avant de décider si le Tchad sera une République fédérale ou un État unitaire fortement décentralisé, le dialogue national inclusif doit d’abord statuer sur la suite de la transition. Quelle sera sa durée ? Ses dirigeants pourront-ils être candidats aux premières élections post transition ?

Ce sont des préalables à définir par un comité spécial, créé pour réfléchir et faire des propositions à la plénière. Le comité est dirigé par Ahmed Bartchiret, un magistrat, ancien président de la Cour suprême. Il a jusqu’à ce mercredi 28 septembre pour présenter les résultats de ses travaux.

D’ici là, les participants au dialogue auront le temps de réfléchir sur les propositions qui seront les axes majeurs de la prochaine Constitution : un mandat de sept ans et renouvelable une seule fois pour le président de la République, l’interdiction de modifier la Constitution pour augmenter le nombre des mandats, la restauration de certaines institutions comme la Cour des comptes et le Conseil constitutionnel – supprimés en 2018 – et enfin la création d’un pôle financier dans l’appareil judiciaire, pour poursuivre ceux qui ont porté atteinte à la fortune publique. Et Dieu sait qu’il sont nombreux, a commenté un participant.


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