Tchad: au moins une dizaine de morts lors des «tirs de joie» après la victoire de Mahamat Idriss Déby

Les salves de tirs d'armes automatiques dans la nuit de jeudi à vendredi célébrant l'élection de Mahamat Idriss Déby ont provoqué au moins une dizaine de morts et des blessés, selon plusieurs sources interrogées par RFI. Le ministère tchadien de la Santé interdit pour le moment aux hôpitaux de donner des informations aux journalistes, ce qui provoque la colère des syndicats de la presse.

Avec notre correspondant à Ndjamena, Carol Valade

Le patronat de la presse tchadienne fait part de son indignation et dénonce « une menace grave à la liberté de la presse » et l’Union des journalistes tchadiens parle d’une « entrave » au droit du public à l’information. « Cette décision est une entrave grave à la liberté d'expression et surtout au droit aux sources d'informations, pointe Juda Alahondoum, président du patronat de la presse tchadienne. Nous demandons au ministère en charge de la Santé publique de laisser tomber sinon de surseoir cette décision, de laisser les journalistes visiter les centres de santé et de laisser les responsables de santé délivrer ces informations. »

En cause, une circulaire du ministère de la Santé interdisant aux hôpitaux de fournir des informations aux journalistes sur les blessés et les morts suite aux « tirs de joie » de militaires et de civils en armes qui ont suivi la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle en dépit des instructions de l’état-major et du ministère de la Sécurité publique.


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