Tchétchène tué à Rennes: un suspect mis en examen

R.V.
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Une voiture de la police nationale (illustration) - Denis Charlet - AFP
Une voiture de la police nationale (illustration) - Denis Charlet - AFP

Un homme de 21 ans, suspecté d'être l'auteur des coups de feu ayant coûté la vie à un jeune Tchétchène mercredi à Rennes, a été mis en examen pour "meurtre en bande organisée", a annoncé vendredi le parquet de Rennes. Interpellé quelques minutes après les faits "en flagrant délit", l'homme a été déféré au parquet de Rennes vendredi après-midi, selon la même source.

"L'instruction se poursuit"

"Une information judiciaire a été ouverte auprès d'un juge d'instruction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes", a précisé le procureur Philippe Astruc dans un communiqué. Le suspect a été mis en examen pour "meurtre en bande organisée" sur la victime de 23 ans, "tentative de meurtre en bande organisée" sur le frère de la victime (blessé à la hanche) et les policiers, "association de malfaiteurs" et "acquisition et détention sans autorisation d'une ou plusieurs armes".

Déjà condamné pour port d'arme, violences et trafic de produits stupéfiants, il a été placé en détention provisoire. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. "L'instruction se poursuit activement afin d'identifier et interpeller le co-auteur des faits", a ajouté Philippe Astruc.

Deux coups de feu "après une courte altercation"

Les tirs se sont déroulés mercredi à 13H40, dans le quartier de Cleunay à Rennes. Après "une courte altercation verbale", un homme avait tiré "deux coups de feu" en direction d'un des cinq jeunes réunis devant un magasin Carrefour City. Un des projectiles avait atteint la victime à la tête. Au cours d'une "course poursuite", plusieurs nouveaux coups de feu avaient alors été tirés, dont l'un avait atteint le frère de la première victime à la hanche.

Le lieu où s'est déroulée la fusillade "est repéré comme étant un point de revente habituel de produits stupéfiants", selon le procureur, et deux autres agressions avaient été recensées "le soir précédent sur les mêmes lieux", "sans qu'un lien ne soit encore formellement établi à ce stade".

Article original publié sur BFMTV.com