Taxis : "Nous racheter nos licences en nous les faisant payer deux fois, c'est une hérésie !"

Marthe Ronteix
Taxis : "Nous racheter nos licences en nous les faisant payer deux fois, c'est une hérésie !"

"C'est le client et le chauffeur qui vont payer plus cher pour alimenter ce fonds d'investissement. On devra payer deux fois notre licence, c'est une hérésie !" s'exclame Olivier, chauffeur de taxi à Paris. Comme les dizaines de chauffeurs de taxi qui perturbent l'accès à la zone aéroporturaire de Toulouse (Haute-Garonne), mardi 5 avril, Olivier s'oppose fermement à la feuille de route annoncée lundi par Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux Transports et Laurent Grandguillaume, médiateur dans ce conflit. Parmi les mesures proposées, le rachat des ADS (Autorisation de stationnement) des chauffeurs de taxi qui le souhaitent grâce à un fonds d'investissement financé par la profession.

Cette ADS, ou licence, est indispensable pour exercer la profession de taxi et bénéficier de ses avantages comme se garer sur les emplacements réservés devant les aéroports et les gares ou encore emprunter les couloirs de bus. Les chauffeurs peuvent l'obtenir gratuitement par la mairie ou la préfecture de police à Paris, en attendant parfois longtemps, ou en rachetant celle d'un chauffeur qui quitte le métier. D'après le site La Compagnie du taxi, le cours de la licence est, en moyenne, de 150 000 euros.

C'est ce système que le gouvernement cherche à réformer en constituant un fonds financé par une taxe payée par les taxis pour racheter les licences. Une manière de mettre un terme au conflit avec les VTC. Mais qu'en pensent les principaux intéressés ? Voici quelques-uns de leurs arguments.

"On aura un poids en moins sur les épaules"

Olivier est chauffeur de taxi à Paris et il aime son métier. Mais le trentenaire explique qu'il demande un investissement financier non négligeable. Pour passer de la grande distribution au fauteuil de son taxi, il a dû faire des sacrifices. "Pour acheter ma licence à 200 000 euros il y a cinq ans, je me suis endetté sur 10 ans à hauteur de 2 000 euros par mois. Et ce tarif ne (...) Lire la suite sur Francetv info

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