Taxes sur les carburants : l'exécutif annule les hausses pour 2019

Le gouvernement a décidé de renoncer "pour l'année 2019" aux augmentations de taxes sur les carburants. Une décision forte de l'exécutif à trois jours d'une mobilisation des "gilets jaunes".

C'est un geste fort de l'exécutif. Mercredi 5 décembre au soir, à trois jours d'une mobilisation à haut risque des "gilets jaunes", le gouvernement a décidé de renoncer "pour l'année 2019" aux augmentations de taxes sur les carburants. Les hausses de ces taxes prévues pour le 1er janvier sont "annulées pour l'année 2019", a affirmé le ministre de la Transition écologique François de Rugy. Le gouvernement avait auparavant parlé de suspension de la hausse des taxes pour six mois. "Comme ça il n'y a pas d'entourloupe. Le président, je l'ai eu au téléphone, il y a quelques minutes. Il m'a dit : 'Les gens ont eu l'impression qu'il y avait une entourloupe, qu'on leur disait c'est une suspension mais hop ça reviendra après.'", a commenté le ministre de la Transition écologique François de Rugy lors d'un débat avec des Gilets jaune sur BFM TV. 

"Le président et le Premier ministre ont souhaité de concert que la hausse de la taxe carbone prévue dans le budget 2019 soit supprimée. Le débat citoyen et parlementaire des semaines et des mois à venir devra permettre de trouver les solutions et les financements qui répondront aux enjeux de la transition écologique, solutions qui devront préserver le pouvoir d'achat de nos concitoyens", a expliqué ensuite l'Élysée. "Dont acte", a réagi rapidement sur Twitter Marine Le Pen. Selon la président du Rassemblement national, "le Président doit à tout prix s'engager sur l'honneur à ne pas rétablir cette hausse de taxes dans le budget rectificatif au printemps".

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Ce coup de théâtre du gouvernement est intervenue à la fin d'une journée marquée par la très forte inquiétude de l'exécutif face à une mobilisation jugée toujours plus "incontrôlable" et "insaisissable", selon les mots du Premier ministre Édouard Philippe. "Nous avons des raisons de redouter une très grande violence" samedi, a déclaré l'Elysée alors que se multiplient les appels à une

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