Taxes sur les carburants : quand le gouvernement se montrait inflexible face aux "gilets jaunes"

Louis San, Atelier des modules

"Aucune taxe ne mérite de mettre en danger l'unité de la nation." Edouard Philippe a dévoilé une série de mesures, mardi 4 décembre, pour tenter d'apaiser la colère des "gilets jaunes". Il a notamment répondu à l'une de leurs revendications en annonçant un moratoire de six mois sur la hausse des taxes sur les carburants.

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Une inflexion est plutôt inattendue si on se fie aux dernières déclarations de l'exécutif. Depuis le début du mouvement de contestation, le gouvernement a affiché une extrême fermeté quant à la nouvelle hausse des taxes sur les carburants prévue pour le 1er janvier 2019. "Nous allons les maintenir, nous allons rester cohérents et déterminés avec ce que nous avons annoncé, ce que nous avons présenté aux Français au moment de l’élection présidentielle et au moment des élections législatives", avait ainsi assuré le Premier ministre sur RTL le 14 novembre.

"Nous sommes là pour agir"

Même détermination affichée par le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dans les "4 Vérités", sur France 2, le 20 novembre : "A chaque fois, si nous avions écouté les manifestations ponctuelles, nous n'aurions rien fait. Je pense que nous sommes là pour (...)

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