Tauromachie : «Il n'y aurait pas lieu d'élever cette race sans corrida», s'inquiètent des éleveurs

La question divise les Français jusque dans les plus hautes instances . Entre respect du bien-être animal et tradition bénéfique pour les éleveurs locaux, difficile de trancher. C'est pourtant ce que devront faire les députés ce mercredi après-midi en commission. Le gouvernement s'opposera à la proposition de loi portée par le député Insoumis Aymeric Caron, mais les députés de la majorité devraient pouvoir bénéficier d'une liberté de vote. Aymeric Caron avait fait savoir qu'il associait la pratique de la corrida , légale dans certaines régions au nom des traditions locales, à un "acte barbare".

À Béziers, dans le sud de la France, celle-ci est plus qu'ancrée et la proposition désole ses aficionados. Les matadors ont décidé de se mobiliser pour sauvegarder leur patrimoine et défendre leur passion.

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Un spectacle, avant une mise à mort

"J'attends de voir chaque fois une œuvre d'art qui va se dessiner", philosophe Philippe. C'est en tout cas ce qui fait vibrer cet aficionado, initié dès l'âge de cinq ans. Dans l'arène, il vient voir l'art tauromachique : "Il y a des toreros qui savent peindre un tableau et des fois on reste bouche bée. Des gens qui vous donnent des frissons… La mort c'est une finalité mais ce n'est même pas le plus important", explique-t-il.

Olivier Margé est le directeur des arène de Béziers et éleveur de taureaux de combat. Sur ces 1.000 hectares, ses bêtes sont ...


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