Tatiana, la "Madone de Kiev", est devenue "un symbole de toutes les mères d’Ukraine"

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Depuis le début de la guerre en Ukraine, les images des réfugiés fuyant les combats ont fait le tour du monde. Parmi elles, celle de Tatiana, une habitante la capitale, et qui a même été surnommée la "Madone de Kiev" en Italie. Au début de l'invasion russe, lorsque les bombardements ciblent les habitations de la ville, cette jeune mère de 28 ans se réfugie avec sa fille, Marie, dans les souterrains du métro.

"Il y avait beaucoup de monde autour de nous assis par terre, avec des tapis, des couettes. Ma fille s’est réveillée et je l’ai allaitée. Des journalistes nous ont vu et m’ont demandé s’ils pouvaient me prendre en photo", raconte Tatiana au micro de BFMTV.

"J’ai accepté, mais je ne m’attendais pas à ce que cette image fasse le tour du monde."

"Le symbole de la communauté ukrainienne"

Quelques jours plus tard, Tatiana parvient à fuir Kiev pour Lviv avec son mari et sa fille. La photo, symbolique, devient virale et arrive jusqu'à l’église San Biagio de Naples. Luigi Santopaolo, qui s’occupe de l’accueil des réfugiés ukrainiens au diocèse, décide de mettre l'image dans l'église.

"Dans ce quartier du nord de Naples, il y a beaucoup d'Ukrainiens qui ont accueilli de nombreux réfugiés depuis le début de la guerre. Ils nous ont montré cette image et avec un prêtre nous avons décidé de l'afficher dans l'église puisqu'elle avait quelque chose de biblique", explique-t-il.

"Cette icône est devenue le symbole de la communauté ukrainienne ici."

"Les gens ont commencé à réclamer de pouvoir prier devant!"

Luigi Santopaolo raconte que des croyants ont commencé à faire un culte autour de cette image. "Les gens ont commencé à réclamer de pouvoir prier devant!"

Tatiana rappelle qu'elle n'est "pas exceptionnelle." Cette photo représente "un symbole de toutes les mères d’Ukraine. C’est un symbole de notre pays, des mères qui protègent les enfants et qui restent fortes face à l’agression russe", dit-elle.

Devenue une icône en Italie, Tatiana n’est jamais allée à Naples, mais compte bien y remédier quand la guerre sera finie.

Article original publié sur BFMTV.com

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