Tati en redressement judiciaire : des magasins passeront à la trappe

Libération.fr
Manifestation des salariés de Tati, ce jeudi à Barbès.

Le tribunal de commerce a donné trois semaines aux candidats à la reprise de l'entreprise pour peaufiner leur offre. Le nombre d'emplois sauvegardés et de boutiques reprises seront déterminants. Actuellement, aucun ne propose de garder tous les salariés.

Le compte à rebours a commencé pour Tati. L’enseigne au logo vichy rose a été placée, ce jeudi, en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Les juges ont décidé d’une période d’observation de six mois pour l’entreprise en difficulté financière (60 millions d’euros de pertes en 2016) qui cherche un acquéreur depuis plusieurs mois.

Les candidats à la reprise de Tati sont convoqués le 29 mai par le tribunal pour présenter leur offre. Ils sont attendus sur les conditions sociales de leur projet et le nombre de magasins qu’ils s’engagent à reprendre. Sans attendre le dépôt des copies, quelques dizaines de salariés se sont rassemblés, ce matin, devant le magasin historique de Tati, boulevard Barbès (Paris, XVIIIe arrondissement), histoire de se rappeler au bon souvenir de l’opinion publique. Mais aussi des élus et des candidats à la présidentielle qui, jusqu’à présent, n’ont pas été particulièrement sensibles au devenir de l’enseigne.

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A ce jour, six offres de reprises sont connues mais elles n’ont pas soulevé un enthousiasme délirant chez le vendeur : le chausseur Eram, propriétaire de Tati depuis 2007. En effet, aucun acheteur ne propose de reprendre l’intégralité des 140 magasins et des 1 754 salariés. En outre, tous les candidats ont proposé des propositions conditionnelles, et non pas fermes. «Et certaines de ces conditions ne sont pas acceptables», estime Michel Rességuier, le PDG de Tati. Ainsi, l’un des candidats se propose de racheter le stock de vêtements pour 1 euro symbolique. Durant les trois semaines qui viennent, les six prétendants vont être incités à améliorer leur proposition.

Photo Boris Allin. Hans Lucas (...)

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