Tarn: ce que l'on sait de la disparition d'une mère de famille à Cagnac-les-Mines

Par Mélanie Vecchio et Esther Paolini
·3 min de lecture
Delphine Jubillar, sur la page Facebook de la gendarmerie du Tarn. - BFMTV
Delphine Jubillar, sur la page Facebook de la gendarmerie du Tarn. - BFMTV

C'est une disparition qui laisse présager le pire. À Cagnac-les-Mines dans le Tarn, une mère de famille de 33 ans, Delphine Jubillar, a disparu en pleine nuit il y a bientôt six jours. D'importants moyens ont été mis en place pour la retrouver. Les enquêteurs n'excluent aucune piste, dont celle d'un différend avec son époux.

Avec son portable, sans ses papiers

Dans la nuit de mardi à mercredi, cette infirmière a disparu de son domicile, situé dans cette commune de 2500 habitants au nord d'Albi, laissant ses deux enfants de 6 ans et 18 mois avec son mari. Elle "serait partie seule à pied", avec son portable mais sans ses papiers, selon le procureur d'Albi, Alain Berthomieu. Delphine Jubillar serait sortie avec ses deux chiens mais ces derniers sont revenus seuls au domicile.

Au petit matin, son mari se serait "aperçu que sa femme n'était plus au domicile et a signalé la disparition", a ajouté le magistrat. Vendredi, les gendarmes de la section de recherches d'Albi lancent un appel à témoins, précisant qu'elle portait une doudoune à capuche blanche, tandis que le procureur d'Albi ouvre une enquête pour "disparition inquiétante."

Pas une disparition "classique"

Un important dispositif de recherches est déployé, avec entre 50 et 80 gendarmes mobilisés ce week-end, avec des équipes cynophiles et des moyens aériens (hélicoptère et drones). Des recherches pédestres sont menées par les gendarmes et une brigade nautique intervient pour sonder les cours d’eau environnants.

"On n’est pas dans le cadre d’une disparition 'classique' d’une personne âgée désorientée. On a une jeune femme de 33 ans, maman de deux enfants, qui quitte son domicile en pleine nuit et qui ne réapparaît pas", souligne l’état-major de la gendarmerie à La Dépêche.

Ce lundi, les gendarmes examinent la suite des recherches à venir. Moins d'hommes sont donc engagés sur le terrain, entre 15 et 20 gendarmes mobilisés, qui vont continuer de fouiller les zones boisées autour du domicile, les vallées, les bois. Aucun plongeur n'est intervenu ce jour.

Les proches auditionnés

Pour l'heure, il n'y a pas eu de battue citoyenne. En parallèle, les proches sont actuellement auditionnés par les enquêteurs: l'entourage familial, les voisins mais aussi le mari. Dimanche, Cédric Jubillar a déclaré à La Dépêche qu'il se sentait "perdu" et qu'il voulait "qu'on retrouve mon épouse".

Parmi les pistes envisagées: Delphine Jubillar a pu mettre fin à ses jours, tenté de le faire, ou vouloir couper les ponts avec son mari. L'intervention d'un tiers dans sa disparition n'est pas exclue non plus et entraîne une certaine psychose dans la commune. "Depuis cette disparition, ma femme, qui reste à la maison, craint qu'un fou soit dans la nature," a confié un habitant au Parisien.

Si vous avez des informations permettant d’aider la gendarmerie dans l'enquête, vous pouvez contacter le 0800.87.89.32.

Article original publié sur BFMTV.com