Les tarifs des mutuelles santé vont augmenter de 4,7 % en moyenne en 2023

La Mutualité française explique cette forte augmentation par la hausse des frais de santé et le vieillissement de la population.

SANTÉ - C’est un nouveau coup dur pour le portefeuille des Français. Après une « forte hausse » des remboursements l’an dernier, les cotisations des mutuelles vont augmenter de 4,7 % en moyenne en 2023, selon une étude de la Mutualité française révélée ce jeudi 5 janvier. Pour obtenir ce chiffre, l’organisme a sondé un total de 35 mutuelles représentant 18 millions de Français.

Les mutuelles ont beau avoir dégainé tôt cette année, avant que les associations de consommateurs n’avancent leurs propres chiffres, les tarifs affichés par le secteur en ce début d’année 2023 font un bond exceptionnel. La hausse est nettement plus nette que celle annoncée en 2022 (+3,4%), année qui se démarquait déjà par une forte augmentation comparée aux précédentes (+2,6% en 2021, +2,4% en 2020).

Cette hausse « se justifie pleinement », selon le président de la Mutualité française, Éric Chenut, invité de Franceinfo ce jeudi. D’abord par « le vieillissement de la population », « la multiplication des maladies chroniques » et l’évolution de la médecine, qui se fait de plus en plus « technique » et coûteuse, d’après lui.

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Les contrats collectifs principalement concernés

Selon l’étude de la Mutualité, la « forte hausse » des remboursements depuis deux ans, causée par le « rattrapage des soins » post-confinements et une montée en puissance du « 100 % santé » qui dope les ventes de prothèses auditives, a également son rôle à jouer.

Dans le détail, la hausse de prix touchera davantage les actifs que les retraités : en effet, les contrats dits « collectifs » (d’entreprises ou de branches professionnelles) vont augmenter en moyenne de 5,7 %, tandis que les cotisations des contrats individuels progresseront de 4,1 %.

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Les contrats collectifs étaient en effet « les plus en déséquilibre technique », avance Éric Chenut. Concrètement, à entendre le président de la Mutualité française, « les cotisations ne permettaient pas de faire face à l’ensemble des prestations ».

« Les mutuelles font évoluer les tarifs au plus juste de ce qui est nécessaire car on est soucieux des difficultés de pouvoir d’achat », a-t-il encore indiqué. C’est pourquoi les contrats individuels « des retraités » ou des « jeunes avant emploi » augmentent dans une moindre mesure.

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