Le tapis de Claude Levêque à l'Élysée "sera très certainement retiré", assure Bachelot

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Visé par une enquête pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans, le célèbre plasticien Claude Lévêque voit ses oeuvres peu à peu disparaître du domaine public. Ainsi, Roselyne Bachelot s'est déclarée favorable au fait que l'une des pièces de l'artiste, un tapis, soit retirée de l'un des salons de l'Élysée. "Je pense qu’il sera très certainement retiré étant donné l’aspect emblématique de la présidence de la République", a déclaré la ministre de la Culture lors d'une interview sur Public Sénat, mercredi. Il s'agit du tapis intitulé Soleil noir, réalisé en 2007.

Sur la chaîne politique, Roselyne Bachelot s'est dite ouverte au débat sur la remise en cause d'œuvres d'artistes visés par des enquêtes de ce type. "Je suis pour que l’on se pose la question", estime-t-elle. "D’ailleurs, un certain nombre de personnes l’ont déjà fait, ou de collectivités comme Montreuil qui s’apprête à retirer les œuvres de Claude Lévêque. Pour ma part je souhaite que dans les lieux publics, la question soit posée", a affirmé la ministre à propos de ce débat très vif sur la "cancel culture".

Enquête ouverte au printemps 2019

Dans une enquête publiée début janvier par Le Monde, le sculpteur Laurent Foulon raconte avoir été violé par le plasticien dès l'âge de 10 ans et jusqu'à ses 17 ans, au milieu des années 1980. Il a signalé ces agissements dans une lettre adressée à la procureure de Bobigny en février 2019. L'enquête a été ouverte au printemps 2019 et confiée à la Sûreté terri...


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