Tanzanie : le lourd héritage de John Magufuli

Par Marlène Panara
·1 min de lecture
Officiellement, John Magufuli, 61 ans, a succombé le 17 mars à une maladie cardiaque. Mais de nombreuses rumeurs disaient le chef d'Etat, au pouvoir depuis 2015, atteint du Covid-19.
Officiellement, John Magufuli, 61 ans, a succombé le 17 mars à une maladie cardiaque. Mais de nombreuses rumeurs disaient le chef d'Etat, au pouvoir depuis 2015, atteint du Covid-19.

Après Dar Es Salaam, Dodoma, Zanzibar et Mwanza, c'est à Chato, dans la ville natale de John Magafuli, que les Tanzaniens feront leurs derniers adieux à l'enfant du pays. « D'ordinaire très tranquille, la commune se prépare à l'arrivée de nombreux visiteurs de presque tous les coins du pays », peut-on lire dans le média kényan The East African. C'est dans cette ville du nord-ouest de la Tanzanie que le président sera inhumé, un peu plus d'une semaine après sa mort à l'hôpital Mzena de Dar es Salaam. Décédé officiellement d'une maladie cardiaque, John Magufuli pourrait, selon des rumeurs, avoir succombé au coronavirus. Étrange ironie pour celui qui en a toujours nié l'existence. Plusieurs fois, le chef d'État avait affirmé que son pays s'était « libéré du Covid » par la prière. La Tanzanie fait d'ailleurs partie des rares pays du continent à n'avoir pas rejoint le dispositif Covax mis en place par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la distribution de vaccins.

L'absence de mesure de lutte contre la propagation du Covid-19 laisse la Tanzanie dans un contexte sanitaire très tendu. En janvier et février, les hôpitaux du pays se sont remplis de patients souffrant de détresse respiratoire. Sur les réseaux sociaux, une récente vague de décès attribués à la pneumonie a été signalée par de nombreux internautes. Une situation « très préoccupante » selon le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui a appelé les autorités à partager les don [...] Lire la suite