La Tanzanie lève temporairement l’interdiction d’exporter des animaux sauvages

Dodoma avait instauré cette interdiction il y a six ans, en 2016, après avoir constaté des « irrégularités », notamment la vente à l’étranger d’espèces protégées. Mais les autorités tanzaniennes ont annoncé vendredi 3 juin une suspension pour six mois de cette interdiction.

Éléphants, lions, girafes, zèbres, mais aussi des oiseaux et des serpents : la Tanzanie est réputée dans le monde entier pour la richesse de sa faune, plus d’un million et demi de visiteurs s’y pressent chaque année - hors période Covid - pour les admirer au cours de safaris.

Jusqu’en 2016, l’exportation de certains animaux sauvages, vivants, était un commerce légal et une source de revenus pour l’État. Puis cette activité avait été interdite en raison d’« irrégularités » : l’exportation d’espèces protégées, d’abord, notamment certains oiseaux et mammifères, mais également l’exportation illégale d’espèces autorisées à la vente, en clair, des trafics échappant totalement à l’État. Des oiseaux et des mammifères mais aussi des insectes, des scorpions ou des lézards.

Aujourd’hui les choses ont changé, estime l’Autorité tanzanienne de gestion des animaux sauvages, qui a décidé, après avoir évalué les exportations d’animaux au cours des six dernières années, que cette interdiction pouvait être levée. Les commerçants auront six mois, à partir de demain lundi, « pour exporter les stocks d’animaux » qu’ils ne pouvaient plus vendre depuis six ans.

Une décision limitée dans le temps, mais qui inquiète déjà les organisations de défense des animaux comme le WWF, qui exige « des procédures de surveillance de bonne qualité » afin de ne pas remettre en cause les progrès réalisés ces dernières années pour la protection des animaux sauvages.


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